Chéri, as-tu nourri le babyphone?
Nous vivons avec Joon, une vieille chatte de 12 ans, associale à tendance autiste.
J’avais un peu peur de sa réaction à la naissance de Mael, parce que ses contacts avec les enfants ont chaque fois été désastreux. Elle a bien failli mourir de peur le jour ou Eliott - maitrisant tout juste le 4 pattes - l’a poursuivie à travers la maison, et la petite Lisa restera à jamais traumatisée par les gros chats noirs qui soufflent…
Le 31 octobre, quand nous sommes arrivés à la maison avec notre petit humain, Joon a fait semblant de rien. Pas d’attaque, pas de jalousie, parfois elle changeait de pièce, autaine, quand j’arrivais avec Mael dans les bras, elle nous ignorait. Elle profitait du confort du coussin d’allaitement, et roupillait tranquillement dans le maxi cosi si on ne la chassait pas. Nous avons bien tenté d’y mettre une couche souillée par Mael, afin qu’elle comprenne qu’elle n’y était pas bienvenue, mais elle se couchait alors tranquillement juste à côté, revassant dans une odeur de yahourt.
Plusieurs fois, laissant Mael seul dans une piece pendant que je faisais autre chose, j’ai surpris Joon assise à ses côtés.
Plusieurs fois elle s’est approchée de lui pour le sentir, me provoquant de petites frayeurs ( je voyais déjà le chat débouler dans le salon avec un bras de bébé dans la gueule !).
Mais jamais elle n’a montré le moindre signe de violence envers le bébé, au contraire.
Et depuis quelques jours, même si c’était perceptible depuis un moment, Joon est devenue le babyphone. Si Mael se réveille à la sieste ou en soirée, elle vient nous chercher dans le salon.
C’était si clair et si émouvant l’autre soir, qu’Antoine et moi en avons pleuré !
Pour sa part, la vieille chatte a reçu une double ration de croquettes et de gros calins, c’est toujours ça de pris !